Les Vins

Les Indications Géographiques Protégées (IGP)

L’indication géographique protégée, est non seulement un label de qualité qui remplace le terme « Vin de Pays » mais un signe d’attachement à un territoire.
Les indications géographiques sont réparties en fonction des points forts qui les caractérisent : sites et patrimoine, espaces naturels, histoire d’hommes.
La destination Languedoc, Cœur d’Hérault compte 3 IGP et 6 dénominations spécifiques valorisant les Grands Sites et Sites Naturels majeurs de la destination :
- IGP Saint-Guilhem-le-Désert et ses dénominations :
o Val de Montferrand
o Cité d’Aniane
- IGP Vicomté d’Aumelas et sa dénomination :
o Vallée Dorée
- IGP Pays d’Hérault et ses dénominations :
o Collines de la Moure
o Côteaux de Bessilles
o Côteaux du Salagou

Un territoire viticole reconnu par des signes de qualité

La destination Languedoc, Cœur d’Hérault se distingue par des appellations engagées, pour certains depuis trente ans, dans la conquête de l’excellence.

La viticulture est orientée vers des démarches de qualité reconnues. 86%
la production viticole du territoire est en IGP et/ou AOP.

Appellations d'Origine Contrôlée/ Appellations d'Origine Protégée

L’AOC/AOP Languedoc repose sur la modification du décret Coteaux du Languedoc du 30 avril 2007, qui s’étend dorénavant aux aires délimitées des AOP de la région Languedoc Roussillon.
L’AOP est un vaste amphithéâtre surplombant la Méditerranée qui s’étend de la frontière espagnole jusqu’aux portes de Nîmes. Elle offre une grande variété de sols qui diffèrent selon les situations et dénombre 36 appellations et dénominations ayant leur spécificité mais qui toutes se positionnent autour de l’AOC/AOP Languedoc.
La destination Languedoc, Cœur d’Hérault compte deux appellations spécifiques :
- AOC / AOP Clairette du Languedoc
- AOC / AOP Terrasses du Larzac
Et 5 dénominations de l’AOC Languedoc :
- AOC / AOP Languedoc Cabrières
- AOC / AOP Languedoc Grès de Montpellier
- AOC / AOP Languedoc Montpeyroux
- AOC / AOP Languedoc Pézenas
- AOC / AOP Languedoc Saint Saturnin

Cave coopérative de Cabrières, 1937
Cloître du Prieuré Saint-Michel de Grandmont
Carte viticole

Histoire du bassin viticole

Depuis l’antiquité, la vigne est indissociable de l’histoire de la destination Languedoc, Cœur d’Hérault.
Parfois assimilés à tort à la viticulture intensive qui sévit sur d’autres parties du Languedoc au XIXe et XXe siècles, les terroirs du Cœur d’Hérault ont toujours résisté pour offrir des vins de grande qualité.
Comme sur l’ensemble du Languedoc, tout a commencé avec les romains qui ont transmis ce précieux savoir-faire il y a près de deux mille ans.
Mais, à l’instar de la Bourgogne, c’est au Moyen Âge que la culture de la vigne s’engage dans une démarche qualitative sous l’influence des abbayes. À cette époque, un minutieux travail de recherche est en effet mené par les moines afin de déterminer quelles sont les parcelles les
plus favorables pour accueillir des plants de vigne. Au fil de la période médiévale, ils vont structurer le territoire, impulsant ainsi pour plusieurs centaines d’années un essor important de la viticulture dans le centre du département.
À partir du XVIe siècle, la production de céréales devenant moins rentable que celle du raisin, la culture de la vigne entame son glissement vers la plaine.
Mais le vignoble du Languedoc, Cœur d’Hérault résiste en tirant profit de sa position stratégique sur les voies commerciales qui relient le Massif Central à la Méditerranée.

La fin de l’âge d’or

Le début du XIXe siècle sonne la fin de l’âge d’or de la viticulture en Cœur d’Hérault. Portée par le concept de vinaliment, l’économie du Languedoc se restructure pour un temps autour d’un mode de production intensif.

Plus fertiles, les terroirs de la plaine se développent rapidement au détriment des vignobles en terrasses et en coteaux, dont le rendement est plus faible.
Il faudra attendre les années 50 et l’apparition de la notion de Vins De Qualité Supérieure (VDQS) pour que la viticulture du centre du département trouve un nouveau souffle. Bien
conscientes des potentialités de leurs terroirs, les caves coopératives du Languedoc, Cœur d’Hérault, notamment celles de Montpeyroux, Saint-Saturnin et Cabrières, s’organisent alors pour répondre à l’engouement naissant pour les vins de qualité.

Une dynamique autour de la qualité

À partir de la fin des années 70, la montée en gamme s’intensifie avec le développement de domaines visant l’excellence. Aimé Guibert, propriétaire du Mas de Daumas Gassac, sera l’un des précurseur de ce courant. Son domaine décrit dès 1982 comme « un Château Lafite du Languedoc » par le guide Gault et Millau est rapidement rejoint par d’autres, comme le Mas Jullien ou la Grange des Pères. Depuis le début des années 2000, une véritable dynamique
collective autour de la qualité s’est créée en Languedoc, Cœur d’Hérault.
De nombreux vignerons originaires de la région ont totalement repensé leur manière de travailler et beaucoup d’autres, sont venus de l’extérieur, attirés par cette quête d’excellence.
Tous les éléments sont rassemblés sur le Languedoc, Cœur d’Hérault pour élaborer des vins exceptionnels : une identité forte, une histoire millénaire et des terroirs remarquables.


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